Société vaudoise des médecins-dentistes (SVMD)

Retour accueil
  URGENCES | INFOS PATIENTS | INFOS MEDECINS-DENTISTES | INFOS FORMATIONS | REPERTOIRE DES MEMBRES | LIENS | FAQ | CONTACTS

 Le Billet


Olivier Marmy
05/12/2016
Détruire ce qui fonctionne

Chacun connaît la menace qui pèse sur notre système de santé : son renchérissement effrayant, malgré de nombreuses tentatives de régulation et la mise en place de freins à la consommation.
Dans ce sombre paysage il y a une exception : notre médecine dentaire suisse !

En effet, c’est le seul domaine de la santé qui ne voit pas ses charges exploser. Ces dernières années, les dépenses par tête pour les soins dentaires ont même augmenté moins vite que le produit intérieur brut (PIB). Et ne croyez pas que l’on perde en qualité. Au contraire, la santé bucco-dentaire en Suisse est l’une des meilleures du monde et le déclin de la carie depuis 50 ans est spectaculaire.

Figurez-vous que c’est ce modèle, vertueux et efficient, que quelques groupes d’intérêt veulent détruire à coup d’initiatives étatistes et hasardeuses, au nom d’une vision idéologique déconnectée.

Il n’est certes pas question de prétendre que notre modèle est parfait, mais nous, médecins-dentistes SSO, nous nous engageons à garantir des soins de qualité et accessibles. Il faut améliorer ce qui marche bien, pas le détruire.

Dr Olivier Marmy, Lausanne
Vice président de la
Société suisse des médecins-dentistes SSO


Olivier Marmy
16/09/2014
« Sans - Dents ! »

Ainsi donc on découvre, consterné, que les pauvres de France se voient affubler du sobriquet de « sans - dents » ! Qu'un homme d'Etat l'ait réellement proféré ou qu'une concubine - journaliste l'ait imaginé n'a aucune importance : ce qui transparait est bien l'infamie visible de la pauvreté , le stigmate de l'inaccessibilité des soins, je veux parler de la perte de ses dents !

En ceci en France, pays de la Sécu, pays de l'accès aux soins, prétendument pour tous ? Qui peut nous expliquer ce paradoxe ?

Pour moi, professionnel de la santé bucco-dentaire, cette anecdote (?) vulgaire m'a consterné et révolté. Il est inadmissible qu'une séquelle visible d'un manque de soin, quelles qu'en soient les raisons, soit détournée pour moquer une catégorie socio-économique de la population. Mais plus concrètement je suis scandalisé qu'un système -la fameuse Sécu- dont le but est précisément d'éviter toute ségrégation sanitaire, qui engloutit pour ce faire des milliards d'Euros et une débauche de moyens et d'énergie humaine, aboutisse à une telle faillite dans la prise en charge des problèmes bucco-dentaires de nos voisins.

Mais finalement pourquoi m'en préoccuper ? Pourquoi en faire le thème de ce billet ? Il se trouve, peut-être l'avez-vous appris, qu'une initiative visant à instaurer une assurance dentaire OBLIGATOIRE a été lancée dans le canton, et vient d'aboutir. Son but ? rien moins que de créer une Sécu dentaire, à la française (prélèvement sur salaire, catalogue de prestations remboursées, création d'un monstre administratif…), chez nous, en Pays de Vaud.

Considérant la faillite du modèle made in France, et les bons résultats, jusqu'à présent (lisez le précédant billet du Dr Dubrez), du modèle helvétique, il y a de quoi se prendre la tête dans les mains. Ou alors saisir son bâton de pèlerin ou son clavier et expliquer aux citoyens raisonnables qu'on leur tend un miroir aux alouettes ! Tous les pays qui ont adopté ce genre de modèle voient l'état dentaire de leur population se dégrader. Mais cela n'impressionne pas les idéologues, pour qui les théories et calculs populistes suppléent la réalité.

Chez nous, notre système de santé dentaire est axé sur la responsabilité individuelle, je veux dire des patients ET des professionnels, sur la prévention, qui a produit des résultats spectaculaires, sur la qualité des soins et la bonne formation des praticiens ainsi que sur l'intervention ciblée et adéquate des pouvoirs publics pour aider les plus démunis, en évitant autant que possible le gaspillage de ressources.

Il serait arrogant de prétendre que le système est parfait. Nous, médecins-dentistes SSO, avec les pouvoirs publics, travaillons toujours à son amélioration, en particulier concernant l'accès aux soins pour tous.

Mais jamais je n'ai entendu, ici, chez moi, cette abomination : traiter un groupe social de « sans - dents ». Fasse que cela n'arrive jamais, que les rêves fumeux d'une Sécu à la vaudoise finissent au musée des lubies politiques !

Plus d'infos ?: voyez les liens : Infodents SSO, AGEFI

Dr Olivier Marmy, Lausanne
Membre du comité central de la
Société suisse des médecins-dentistes SSO



   Haut de la page  


Le Président
09/01/2014
Assurance dentaire pour tous
Assurance dentaire pour tous :
une fausse bonne idée.


Chers visiteurs, bienvenue sur le site internet de l'association des médecins-dentistes vaudois. 2014 sera l'année du débat sur le thème de l'assurance dentaire pour tous.

La perspective d'une telle assurance est très tentante. Les techniques de traitement ont constamment évolué ces dernières années, suivant en cela l’évolution générale de la médecine et ces soins coûtent cher. Nous, médecins-dentistes SSO-Vaud soucieux de la santé de nos patients, sommes les premiers à souhaiter que chacun puisse en bénéficier. Alors, l’initiative pour une assurance dentaire n’est-elle pas une opportunité à saisir ? Pour notre intérêt d’entrepreneurs, plus clairement dit notre « tiroir-caisse », OUI ; nos agendas se rempliraient à loisir et nous serions quasiment au bénéfice d’une certitude d’encaissement. Alors pourquoi sommes-nous opposés à cette initiative ?

Parce que n’avons pas vocation de commerçants mais que nous tenons à la dimension médicale de notre profession et que la réalité est complexe. Les pays voisins qui ont adopté une telle solution ont vu, sans exception, apparaître une médecine-dentaire à deux vitesses tant il est vrai qu’une assurance offrant des soins de pointe à tous est une chimère. Tous les indicateurs laissent par ailleurs penser que la prophylaxie perdrait en efficacité : savez-vous que les jeunes suisses sont actuellement les champions du monde de la brosse à dents et que la prévalence de caries a baissé de plus de 90% entre 1964 et 2006 ? Que la Suisse est dans le peloton de tête des pays présentant le meilleur pourcentage de personnes sans carie ? Ce constat épatant est le résultat d’une responsabilisation individuelle, couplée à une action sans relâche de notre association professionnelle, exclusivement financée par ses membres. A quoi bon ces efforts si, de tout façon et quoi qu’il arrive, une assurance déliera les cordons de sa bourse ?

Et justement, à propos de chiffres : selon l’office fédéral de la statistique, chaque ménage en Suisse (2.23 personnes ) sort de sa poche, en moyenne, 64 francs par mois pour les soins dentaires, donc 28 francs par personne, somme qui a peu augmenté ces dernières années et ne suit pas l’augmentation constatée dans les autres domaines de la santé. Est-il vraiment judicieux d’ajouter des frais administratifs à ce montant, certes non négligeable, mais raisonnable ? Dans cette perspective, l’équation « assurance = documents administratifs au cabinet + gestion de ces documents par l’assurance + supervision médicale » n’est vraiment pas tentante.

Mais alors, comment permettre à ceux qui n’en ont pas les moyens d’accéder aux soins ? Notre avis est qu’il faut renforcer et élargir les aides ciblées existantes. Cette solution a pour avantage de s’appuyer sur des rouages administratifs existants ; de plus, elle est modulable, adaptable. Notre association se mobilise depuis de nombreuses années pour soutenir ce pan social de la médecine-dentaire, souvent méconnu. Le canton de Vaud consacre à l’heure actuelle un budget annuel de l’ordre de 30 millions de francs pour soutenir ce dispositif. De son côté, votre médecin-dentiste membre de la SSO-Vaud y participe en acceptant entre autres d’appliquer, dans ce contexte, un tarif qui est resté inchangé depuis 20 ans ! Ceci est à mon avis un bel exemple de l’engagement moral et financier de notre profession.

En conclusion, notre message est clair : NON à une assurance dentaire cantonale ou nationale en Suisse. Améliorons l’aide aux plus démunis, mais gardons une médecine-dentaire réputée être une des meilleures du monde !

Bertrand Dubrez
Président de la SVMD


   Haut de la page  


Le Président
20/08/2013
Hépatite C

A l'heure de la rentrée, jouez la carte de la sécurité en choisissant un médecin-dentiste membre de la SSO-Vaud !

Voici une publication, parue récemment dans la revue "Dental Tribune",
qu'il nous a paru utile de relayer ici :



Voici un lien vers le fichier PDF et vers le site de © dental suisse.

Bertrand Dubrez
Président de la SVMD


   Haut de la page  


Le Président
13/01/2013
Client ou patient ?

Vous êtes sur le point de choisir un médecin-dentiste et vous vous sentez plutôt patient(e) que client(e)?

Nul doute que l'information qui suit et les renseignements que vous trouverez en parcourant ce site vous seront très utiles.

Saviez-vous que les médecins-dentistes membres SVMD-SSO s'astreignent à respecter un code d'éthique et de déontologie plus strict que le cadre imposé par le législateur ?

Ils font preuve de transparence dans le domaine des estimations et des notes d'honoraires et utilisent un cadre tarifaire strict ; ils s'engagent à être actifs dans le domaine de la prophylaxie; ils constituent un réseau dense et polyvalent sur l’ensemble du territoire cantonal. D’ailleurs, c’est bien la SVMD qui organise, sur mandat des autorités vaudoises, le service de garde atteignable en cas d'urgence via le numéro de la centrale des médecins : 0848 133 133.

Convaincu(e) ? Assurez-vous d'être traité(e) par un médecin-dentiste SVMD-SSO ! Bonne navigation,


Bertrand Dubrez
Président de la SVMD


   Haut de la page  


Le Président
12/01/2013
Billet d'humeur....

Soins dentaires trop chers en Suisse ?

C'est ce qu'il fallait démontrer à tout prix dans l'émission 36.9 de la RTS et les téléspectateurs du mercredi 9 janvier 2013 en ont été pour leur frais. Une vraie démonstration de journalisme "low cost - low quality".

Vouloir placer la santé sur un plan exclusivement économique est un exercice délicat, voire impossible. A l’heure où la mobilité explose, facile de trouver moins cher ailleurs ! Il suffit pour cela d’oublier le niveau de vie moyen de l’endroit dans lequel on se rend, de renoncer à faire le bilan écologique de son déplacement et de s’assoir sur un système de santé parmi les plus performants du monde.

Les médecins-dentistes suisses, à travers leur association professionnelle, n’ont attendu ni l’Etat, ni les assurances pour mettre en place une prophylaxie dont l’efficacité reste inégalée dans le domaine de la santé (90 pourcent de réduction du nombre de caries entre 1964 et 2006). D’autre part, ils ont constamment fait progresser la qualité des soins, entre autres au prix d’une formation continue coûteuse de 80 heures par année, au point de faire de notre pays une référence internationale de médecine-dentaire de haut niveau. C’est d’ailleurs encore en Suisse que se fabriquent des implants et du matériel de soin utilisés partout dans le monde…. tout cela n’est pas un hasard ! A côté de cela, le «standard européen» auquel il est fait allusion dans l’émission est un illustre inconnu…

Malheureusement, l’excellence a un prix et il est vrai qu’en période de crise économique, il est plus difficile pour une partie de la population d’accéder aux soins. Je pense pouvoir dire qu’aucun de mes collègues ne nie cette réalité et que nous faisons tous de notre mieux pour proposer des alternatives de soins moins onéreux lorsque cela est possible. Le code d’éthique et de déontologie de notre association faîtière, la SSO, va dans ce sens. Nous menons par ailleurs, à nos frais, des actions de prophylaxie tels que les bons pour un contrôle et deux radiographies à 20.- chez les adolescents.

Je suis persuadé que la meilleure solution pour préserver un bon accès aux soins repose sur une ventilation élargie d’aides sociales ponctuelles, plutôt que par le passage à une assurance obligatoire pour les soins dentaires. Qui paiera les employés d’assurances dédiés à la gestion des dossiers dentaires ? Avons-nous besoin de répéter, avec des années de retard, les erreurs de choix qui ont été faites chez nos voisins européens ? Il est clairement établi qu’une telle assurance aboutit à une surconsommation et à une baisse de la qualité des soins, ainsi qu’à une quasi-disparition des efforts de prophylaxie.

Alors, si vous êtes dans une situation financière difficile en ce moment et avez besoin de soins dentaires, adressez-vous à un médecin-dentiste SSO. Il connaît bien le tissu des assurances et des aides sociales et se fera un devoir de répondre à votre problème par une solution raisonnable et adéquate. En tant que praticien indépendant, il n’a pas à fournir un volume de prestations défini aux actionnaires de ses employeurs !

Merci de votre lecture et bonne navigation sur notre site.


Bertrand Dubrez
Président de la SVMD


   Haut de la page  


Le Président
05/12/2012
Urgence dentaire pendant les fêtes ?

Pas d'hésitation, un médecin-dentiste SVMD-SSO est à votre disposition à proximité de votre domicile ! Composez le 0848 133 133, numéro de la centrale des médecins et vous obtiendrez les informations nécessaires pour entrer en contact avec lui.

Au fait, saviez-vous que notre association a été mandatée par l'Etat, pour organiser le service de la garde dentaire cantonale ?

Non seulement parce que nous regroupons la grande majorité des praticiens du canton, mais aussi parce que nous nous engageons à respecter et à faire respecter à tous les participants à ce service un code d'éthique professionnelle plus rigoureux que le cadre légal.

Votre avantage ? Des soins de qualité et une prise en charge résolument "médicale" plutôt que "commerciale", des notes d'honoraires transparentes qui respectent un cadre tarifaire strict.

Convaincu(e) ? Assurez-vous d’être traité(e) par un médecin-dentiste SVMD-SSO !

Bonne navigation,


Bertrand Dubrez
Président de la SVMD


   Haut de la page  


Le Président
17/09/2012
Client ou patient ?

Vous êtes sur le point de choisir un médecin-dentiste et vous vous sentez plutôt patient(e) que client(e) ?

Nul doute que l'information qui suit et les renseignements que vous trouverez en parcourant ce site vous seront très utiles.
Bon à savoir : ce n'est pas seulement le titre d'un périodique apprécié en Romandie !

Qu'est-ce à dire ? Les médecins-dentistes membres SVMD-SSO s'astreignent à respecter un code d'éthique et de déontologie plus strict que le cadre imposé par le législateur ; ils font preuve de transparence dans le domaine des estimations et des notes d'honoraires et utilisent un cadre tarifaire strict ; ils s'engagent à être actifs dans le domaine de la prophylaxie; ils constituent un réseau dense et polyvalent sur l'ensemble du territoire cantonal. D'ailleurs, c'est bien la SVMD qui organise, sur mandat des autorités vaudoises, le service de garde atteignable en cas d'urgence via le numéro de la centrale des médecins : 0848 133 133.

Convaincu(e) ? Assurez-vous d'être traité(e) par un médecin-dentiste SVMD-SSO ! Bonne navigation,


Bertrand Dubrez
Président de la SVMD


   Haut de la page  


Le Président
03/07/2012
Le saviez-vous ?

La SVMD regroupe la majorité des médecins-denitstes du canton de Vaud. Notre association est active à plusieurs titres comme vous le constaterez en parcourant ce site Internet.

En particulier, à l'approche des vacances, la SVMD organise, comme le reste de l'année et sur mandat des autorités vaudoises, un service de garde sur l'ensemble du territoire cantonal. Ce service vous garantit une prise en charge dans le respect de l'éthique professionnelle et du cadre tarifaire de la société suisse des médecins-dentistes. Nos membres se sont effet engagés à respecter notre code de déontologie qui va bien au-delà des strictes exigences légales.

Alors, même à l'heure de la piscine ou des grillades, si votre dentiste est absent, vous pouvez composer le numéro de la centrale des médecins en cas d'urgence : 0848 133 133 Nous sommes à vos côtés. Bon été à tous !


Bertrand Dubrez
Président de la SVMD


   Haut de la page  


Le secrétariat SVMD
21/04/2011
Fluor Vaud - 50ans
50 ans de sel fluoré dans le canton de Vaud : 50 ans d'engagement pour la santé bucco-dentaire de la population vaudoise !

Aujourd'hui, la Société vaudoise des médecins-dentistes (SVMD) fête les 50 ans de l'introduction du fluor dans l'alimentation des Vaudois, levier qui aura permis de lutter contre la prévalence des caries et diminuer ainsi les coûts de la santé publique en matière de frais dentaires. Le sel fluoré fait partie de l'engagement de la SVMD pour la santé bucco-dentaire de la population vaudoise.

C'est en 1960 que la SVMD est mandatée par le Service de la santé publique pour trouver une solution pour « fluorer » la population vaudoise souffrant du fléau de l'époque : la carie. Un an plus tard, une commission dédiée au fluor voit le jour. Elle va trouver le levier qui révolutionnera la santé bucco-dentaire des habitants du canton de Vaud puis de toute la Suisse et de nombreux autres pays : introduire du fluor dans le sel de consommation de la population, afin de lutter contre la prévalence des caries. A titre d'exemple, l'Observatoire suisse de la santé (2006) note une diminution des caries de 90 % chez la population entre 1964 et 2006.

Trilogie gagnante

Plus qu'une découverte scientifique (9ème rang des 10 plus grandes découvertes médicales du XXème siècle, Center for Diseases Control, Atlanta), c'est une nouvelle manière de concevoir la santé bucco-dentaire qui va se mettre en place. Les caries pouvant être prévenues, il est nécessaire de promouvoir les gestes qui contribueront à garder une bouche saine. Pour répondre à ce besoin éducatif, dès 1960 la SVMD aide à mettre sur pied le service dentaire scolaire vaudois et développe l'enseignement de la prophylaxie dans les écoles en formant les infirmières chargées de le dispenser.

Nouvelle campagne de prophylaxie

Dès lors, il semble incontournable d'encourager les jeunes à prendre soin de leurs dents. A l'occasion des 50 ans du fluor, la SVMD relance l'opération « Adolescents vaudois », très peu connue du public jusqu'à ce jour, imaginée pour responsabiliser les jeunes vis-à-vis de leur hygiène bucco-dentaire et assurer un suivi après le service dentaire scolaire. En effet, depuis 1991, des bons de CHF 20.- pour un contrôle dentaire et deux radios sont distribués aux jeunes dans les écoles et les cabinets dentaires membres SVMD. Pour leur donner une meilleure visibilité, la SVMD promeut leur réédition sous forme d'une campagne de publicité diffusée dans la presse, au cinéma, et sous forme d'affiche dans les cabinets dentaires des médecins-dentistes participants, dès le 1er mai. Les nouveaux bons seront téléchargeables sur le site internet de l'association à compter de cette date.

Coût de la santé publique

Des statistiques, réalisées minutieusement par le service dentaire scolaire zürichois, ont permis de montrer un recul de 1,92 caries par enfant par année. Le traitement d'une carie coûtait alors environ CHF 80.-. L'économie annuelle enregistrée par enfant s'élève à CHF 153.60 (80 x 1,92). En comparaison, un prophylaxiste dentaire ne coûte que CHF 12.- par année à une commune. Pour un franc dépensé en prophylaxie, on économise CHF 12,80 en traitement dentaire. Et ce multiplié par le nombre d'enfants en âge scolaire. Ce sont au total près de 400 millions de francs économisés chaque année depuis 50 ans en matière de soins dentaires. Il paraît alors évident que la fluoration, la prise en charge des bouches enfantines par le service dentaire scolaire et l'enseignement prophylactique dans les écoles sont devenus une obligation morale mais aussi une nécessité économique !

 
Tiffany Quilichini,
secrétaire patronale
 


Pour tout renseignement :
SOCIÉTÉ VAUDOISE DES MÉDECINS-DENTISTES
Mme Tiffany Quilichini, secrétaire patronale, tél. 021 796 76 49.


   Haut de la page  


Le président
24/08/2010
Courrier du médecin vaudois 2010-4

Le rapport économique direct entre le médecin-dentiste et son patient a un effet positif et responsabilisant. Ce modèle, promu par la Société suisse des médecins-dentistes SSO, a fait ses preuves.

Le patient est codécideur

Chaque habitant de notre pays consacre, en moyenne, environ Fr. 35.– par mois à sa santé buccodentaire. Dans notre canton, ces frais représentent 13% des coûts ambulatoires (réf.1) et en principe le patient les assume lui-même. En effet, seuls 10 à 15% des coûts échoient aux assurances sociales (LAMal, LAA, AI, AM, prestations complémentaires (réf.2 et 3) et dans la majorité des cas, l'interaction entre le patient et le médecin s'inscrit dans un régime hors assurance obligatoire. Ce fait voulu par le législateur repose sur le «caractère évitable de la plupart des affections buccodentaires» (même si la réalité est plus complexe), et ne prévoit une prise en charge que des atteintes «graves et non évitables». Quant aux assurances complémentaires privées, elles ne convainquent guère (hormis pour les enfants).

Un rapport économique direct

L'effet extraordinairement responsabilisant d'une telle situation saute aux yeux: le patient est responsable de sa santé buccodentaire et a un intérêt concret à en prendre soin. D'autre part, il lui est aussi conféré un poids particulier dans son rapport au soignant, en l'occurrence le médecin-dentiste: il est véritablement codécideur! Certes cette «prise de pouvoir» («empowerment») n'est plus l'apanage d'un «régime hors assurance», mais il faut relever que l'aspect apparemment trivial du rapport économique direct a marqué durablement et positivement cette relation thérapeutique.

Et pour le soignant, qu'implique donc cette interaction? D'une part une plus grande liberté dans la mesure où aucun tiers n'interfère, en particulier quant à l'indication et au choix des traitements, et d'autre part une responsabilité alourdie. Celle de tenir compte de la situation économique du patient lors de l'établissement, avec lui, des plans de traitement et obligation déontologique de lui fournir les moyens (informations, prophylaxie, etc.) de maintenir sa santé.

Implicitement un contrat se conclut: le patient est responsable de sa santé, son soignant est responsable de lui fournir les compétences de l'assumer.

L'interaction économique est contraignante pour tous

Ce modèle a largement fait ses preuves. L'état de santé buccodentaire en Suisse est l'un des meilleurs du monde, et pour un coût raisonnable (réf.4). Une étude comparative a désigné les Suisses «champions du monde du brossage des dents» (!) et cela ne doit rien au hasard.

«Les Suisses sont les champions du monde du brossage des dents!»

Bien entendu ce cadre n'est pas applicable tel quel à la médecine humaine en général, notam¬ment eu égard aux coûts par pathologie et à la causalité comportement-maladie moins patente, même si les idées tendant à concerner financièrement les patients émergent régulièrement. Cependant, on relèvera que même dans ce régime avec assurance les patients assument eux-mêmes beaucoup de frais, du fait des franchises et quote-parts, sans pour autant avoir voix au chapitre.

Notre expérience montre que l'interaction économique avec nos patients est contraignante et exigeante mais qu'elle est responsabilisante pour les deux parties. Elle est constitutive du modèle médico-dentaire helvétique, efficient et éprouvé, fermement promu par la SSO. Afin de garantir à tous l'accès aux soins, ce modèle est augmenté de divers dispositifs solidaires et il engage la responsabilité sociale et éthique des médecins-dentistes-SSO.

Olivier Marmy
Président de la SVMD




Références

1) Panorama du système de soins et état de santé des Vaudois. SCRIS. Mars 2010.

2) LAMal art. 31, OPAS17-19(01.01.2003) Jaeger P. LAMal: les prestations médico-dentaires intéressent aussi les médecins, Rev. Méd. suisse romande, 118, 77-79, 1998.

3) www.sso.ch >assurances.

4) Zitzman NU et coll, Changes in Oral Health over a 10-yr period in Switzerland Eur J Oral Sci2008; 116, 52-59.


   Haut de la page  


Le Président
29/04/2010
Site internet

Chers Internautes,

Vous découvrez le nouveau site de la Société Vaudoise des Médecins-dentistes, complètement rafraîchi, rénové, remanié de fond en comble, offrant une foule de nouvelles fonctions.

L'ancien site, actif depuis plus de 10 ans, a rendu bien service aux usagers, aux patients en quête d'un renseignement ou des coordonnées d'un dentiste près de chez eux ou d'un spécialiste, aux pouvoirs publiques, sans oublier les dentistes membres de la SVMD eux-mêmes, qui bénéficient des informations accessibles pour eux par le lien «Accès réservé».

Le nombre de visites, croissant chaque année, nous a démontré l'utilité d'une telle prestation et la nécessité de nous investir au maximum pour informer le public sur le monde médico-dentaire et plus précisément sur les valeurs éthiques de la Société Vaudoise des Médecins dentistes.

Mais informer juste pour dire de l'avoir fait, pour occuper l'espace et participer au bruit de fond ambiant ne nous intéresse pas. Nous voulons que le contenu ait du sens, qu'il vous soit utile et que la navigation dans le site soit aisée, agréable et efficace. Dans le monde de la santé vaudoise, la SVMD est incontestablement un label de fiabilité. Nous souhaitons qu'il en soit de même pour notre nouveau site, dont nous sommes fiers.

N'hésitez pas à nous laisser un commentaire sous «Contacts».


Olivier Marmy
Président de la SVMD


   Haut de la page  

 • Accueil > Le billet